Concert à Orléans – 19 juin 2016

Présentation Dimanche 19 Juin 2016 Orléans

Nous ouvrirons majestueusement ce programme par l’un des concertos les plus brillants que Haendel ait écrit pour orgue. Haendel crée le concerto pour orgue pour ” meubler ” les intermèdes de ses oratorios ; il tenait l’orgue lui-même tout en dirigeant l’orchestre. Ces concertos ne font appel qu’à un petit orgue dépourvu de pédalier à Londres, à l’époque de Haendel, seul l’orgue de la cathédrale possédait un pédalier.

1°) Puis un premier air, de l’opéra IDASPE donné au carnaval de Venise en 1730. Il réunissait alors, les fleurons des chanteurs de l’époque avec les deux fameux castrats Farinelli et Nicolino. Ici, c’est ce que l’on appelle ” un air d’ombre “, l’amoureux transi est comparé à l’ombre de l’objet amoureux.

2°) Nous vous présentons ensuite un air de cour, du Maître de musique de l’Académie Française. ” Sa façon de chanter était tellement éblouissante, qu’il a eu un grand succès à Paris en chantant des airs que lui seul arrivait à composer aussi bien “
Voilà ce que ses contemporains disaient de Jean-Baptiste De Bousset. Vers 1692, il se distingua comme l’un des meilleurs compositeurs d’airs sérieux et à boire de sa génération.

3°)  Dans un univers plus flamboyant du rare napolitain Sellito ou Selliti, plein d’une ardeur bouillonnante ; Cet air nous explique que grâce à la patience, un arbrisseau misérable au départ, peut devenir un chêne vigoureux et majestueux.

============================

En ouverture de deuxième partie Olivier mettra tout sa finesse au service des fantaisies contrapontiques du Maître de Leipzig.

5°) Ensuite nous écouterons l’aria finale d’une cantate de Bach composée à Leipzig en 1726. Cet air glorieux célèbre le départ d’un monde, du dégoût de ses péchés, et le désir de la paix du ciel.

6°) Didon, sentant la vie la quitter demande à sa servante de ne pas l’oublier. L’air, écrit par Purcell, révèle l’humanité, la résolution et l’attachement du personnage dans ces derniers instants. Simple et tragique voilà ce qui en fait sa grande beauté.

7°) Le Compositeur des Indes Galantes se révèle encore une fois épicurien ! Après la perte d’une amante, n’oublions pas que nous n’avons qu’une seule vie, et qu’il y a bien d’autres amours qui n’attendent que nous ! Voilà ce que nous dit Rameau dans sa cantate des ” Amants Trahis “.

8°) Et pour finir ce concert, ” RINALDO”. 

L’œuvre basée sur la  ” Jérusalem délivrée ” du Tasse, évoque les amours d’Armide la magicienne.

Armide grâce à ses sortilèges, enlève Almirena et laisse Rinaldo désespéré. Celui-ci implore les vents de l’Amour de venir à son secours.

Publié le
Catégorisé comme Concerts